Extrait:
À son secours il faut aller. MORALÈS, à Micaëla.
Que cherchez-vous, la belle ? MICAËLA.
Je cherche un brigadier. MORALÈS.
Je suis là, Voilà ! MICAËLA.
Mon brigadier, à moi, s’appelleDon José… le connaissez-vous ? MORALÈS.
José ? Nous le connaissons tous. MICAËLA.
Est-il avec vous, je vous prie ? MORALÈS.
Il n’est pas brigadier dans notre compagnie. MICAËLA, désolée.
Alors, il n’est pas là. MORALÈS.
Non, ma charmante, il n’est pas là ;Mais tout à l’heure il y sera…Il y sera, quand la garde montanteRemplacera la garde descendante. TOUS.
Il y sera quand la garde montanteRemplacera la garde descendante. MORALÈS.
Mais en attendant qu’il vienne,Voulez-vous, la belle enfant,Voulez-vous prendre la peineD’entrer chez nous un instant ? MICAËLA.
Chez vous ! LES SOLDATS.
Chez nous ! MICAËLA.
Non pas, non pas ! Grand merci, messieurs les soldats ! MORALÈS.
Entrez sans crainte, mignonne :Je vous promets qu’on auraPour votre chère personneTous les égards qu’il faudra. MICAËLA.
Je n’en doute pas ; cependantJe reviendrai, c’est plus prudent. Elle reprend en riant la phrase du brigadier.
Je reviendrai quand la garde montanteRemplacera la garde descendante. LES SOLDATS, entourant Micaëla.
Vous resterez. MICAËLA, cherchant à se dégager.
Non pas ! non pas ! LES SOLDATS.
Vous resterez ! MICAËLA.
Non pas ! non pas !Au revoir, messieurs les soldats. Elle s’échappe et se sauve en courant.
MORALÈS.
L’oiseau s’envole,On s’en console…Reprenons notre passe-temps,Et regardons passer les gens. REPRISE
Sur la placeChacun passe, Etc. Le mouvement des passants, qui avait cessé pendant le dialogue avec Micaëla, reprend de plus belle : parmi les gens qui vont et viennent, un vieux monsieur donnant le bras à une jeune dame… Le vieux monsieur voudrait continuer sa promenade, mais la jeune dame fait tout ce qu’elle peut pour le retenir sur la place. Elle paraît émue, inquiète ; elle regarde à droite, à gauche : elle attend quelqu’un, et ce quelqu’un ne vient pas. — Cette pantomime doit cadrer très exactement avec le couplet suivant :
MORALÈS.